Bien rénover sa salle de bain.

1. Un état des lieux pour mieux organiser l'espace dans la salle de bains

La salle de bains est souvent la plus petite pièce de la maison. L'organisation de l'espace doit donc être optimisée au maximum pour une circulation fluide. Première étape : il convient de relever les mesures de la pièce, l'emplacement et le sens des ouvertures, les sources d'arrivée et les points d'écoulement d'eau, puis de tout reporter sur un plan. Vous pouvez alors envisager les différentes configurations possibles. 

Pour bien circuler dans une salle de bains, mieux vaut prévoir un espace minimum de 60 cm devant chaque élément : douche, baignoire, lavabo et WC. Pour une salle de bains qui mesure moins d'1,50 m de large, ce qui est fréquent, les meubles vasques étroits (d'environ 33-35 cm) sont parfaits. Ils laissent suffisamment d'espace pour passer. Pensez aussi aux astuces pour optimiser l'espace : rangements verticaux, éléments suspendus, grands miroirs... 

 

2. Douche ou baignoire ?

La baignoire reste un idéal, notamment pour la revente d'un bien et elle reste privilégiée pour les enfants. Cependant, en nombre de ventes, la douche a pris la tête. Conçue comme un véritable espace de bien-être, elle peut aujourd'hui rivaliser avec la baignoire en termes de confort : dimensions généreuses, colonnes hydromassantes, cabine avec chromothérapie et hammam... 

Optimisation de l'espace, facilité d'accès pour une population devenue plus âgée et préoccupations écologiques expliquent en grande partie son succès. Une douche consomme trois fois moins d'eau qu'un bain. Équipée d'une rampe et d'un receveur plat, elle est adaptée aux personnes à mobilité réduite. Côté espace, il est important de savoir qu'on peut glisser une baignoire dans une salle de bains d'à peine plus de 3 m2. Et dès 4 m2, on peut installer à la fois baignoire et douche selon la configuration de la pièce. 

Si vous optez pour la douche, vous avez le choix entre trois solutions :  

1. Le receveur ou bac à douche. Faciles à poser et économiques, les receveurs ou bacs à douche existent en de nombreux matériaux et dimensions. La hauteur classique de 11-15 cm a tendance à diminuer. Les receveurs extra plats, de 4-6 cm, plus esthétiques et pratiques, ont la cote.  

2. La douche à l'italienne. Maçonnée sur place, la douche à l'italienne est de plain-pied avec le sol. A la fois très accessibles et design, ces douches ont beaucoup de succès. Et il existe aujourd'hui de nombreux modèles de douches à l'italienne. Attention toutefois, faites vérifier la faisabilité par un technicien. Il faut avoir un vide sanitaire en dessous ou pouvoir creuser le sol pour faire passer le tuyau de vidage. Dans un appartement, il faudra rehausser le sol de 10 à 18 cm. 

3. Les cabines de douche. Solution clé en main, la cabine de douche est livrée en kit et plus ou moins équipées (siège, tablettes de rangement...). Les douches hydromassantes sont munies de buses qui répartissent l'eau sur tout le corps pour le masser. Pour bénéficier de cette option, il faut avoir suffisamment de pression (2,5 à 3 bars). Cette solution est donc à oublier dans un immeuble ancien et à un étage élevé ! Autre contrainte, les colonnes ne sont pas autonettoyantes et demandent beaucoup d'entretien (la tuyauterie s'entarte). 

Quelle taille prévoir pour votre douche ? Peu confortable, la douche 70 x 70 cm est réservée aux petites salles d'eau. Mieux vaut l'éviter si vous avez de la place pour plus grand. Aujourd'hui les largeurs de douches standard sont de 80 ou 90 cm. La douche venant souvent en remplacement d'une baignoire, on peut jouer sur la longueur avec des douche XL : de 80 à 130 cm.  

Quelle baignoire choisir ? Pour les baignoires, les premiers critères sont la taille et la forme : baignoire droite, baignoire d'angle ou baignoire asymétrique. Les fameuses baignoires sabots, peu confortables, sont en voie de disparition. Pour les petits espaces, préférez les asymétriques (90 cm x 1m 60 ou 1m x 1m50) aux baignoires d'angle. Pour une baignoire droite, Comptez une largeur de 70-75 sur 1m 40-1m 70. Côté matériau, n'ayez pas peur de l'acrylique. Cette matière légère vieillit bien et garde mieux la chaleur que la fonte.  

L'option baignoire balnéo, synonyme de bien-être, peut aussi être tentante. Mais attention, les premiers prix sont des modèles souvent très bruyants. Les silencieuses coûtent 3 000 euros minimum. C'est un investissement cher car la balnéo s'utilise rarement au quotidien. Ces baignoires se livrent montées et ne passeront pas dans les espaces exigus. Y penser avant l'achat ! 

Et pourquoi pas une douche-baignoire ? Les fabricants développent aussi des modèles mixtes douche-baignoire qui font les deux à la fois, avec parfois une porte pour faciliter l'accès aux personnes à mobilité réduite. Un bon compromis à connaître. 

3. Vasque ou lavabo, suivez la tendance

Vasque ou lavabo ? Simple ou double ? Que de questions ! Voici nos éléments de réponse. La vasque se pose ou s'encastre sur un meuble à la différence du lavabo fixé sur un mur ou une colonne. Les lavabos sur colonne se font rares, sauf pour le style rétro. La mode est aux vasques carrées ou rondes posées sur un plan. Pour une vasque confortable, comptez 100 cm de plan. Pour deux vasques, 120 cm de long sont le minimum. XS ou XL, il existe aujourd'hui beaucoup de modèles de vasques très séduisants. 

Les matériaux : La porcelaine ou le grès émaillé restent indémodables. Parfaits dans l'esprit lavabos de collectivité en vogue.- Le verre s'utilise beaucoup pour les vasques bols. A éviter dans les salles de bains familiales. Comme l'inox, il se salit vite. La résine est le matériau qui monte. Elle se décline en plusieurs gammes : en haut, le marbre de synthèse et le Corian (environ 2000-3000 euros le meuble complet) ; au milieu, le polybeton (dans les 300 euros) ; en bas, la résine de synthèse (entre 100-300 euros). 

4. Les revêtements sols, murs : durabilité et design

Les revêtements de salle de bains ne doivent pas seulement satisfaire nos rêves déco mais aussi résister à l'humidité. 

Carrelage ou peinture ? La solution tranquillité : poser du carrelage jusqu'au plafond ! Le seul entretien sera de refaire les joints. Une peinture même hydrophobe finira par craqueler. Ce n'est pas forcément plus économique sauf si on peint soi-même car le carrelage s'est bien démocratisé. Si toutefois vous optez pour la peinture, choisissez une peinture adaptée à la salle de bains.  

Côté carrelage, deux types de formats de carreaux sont très tendance : les maxi formats (40 x 40 cm ou 60 x 60 cm) et les mosaïques (1,5 x 1,5 cm ou 2,5 x 2,5 cm). Pour donner un sentiment d'espace, n'hésitez pas à placer des carreaux larges. Les formats rectangulaires sont aussi à la mode : de 20 x 33 cm à 40 x 90 cm ou encore 50 ou 60 cm de long (25 x 50 cm, 30 x 50 cm, 30 x 60 cm, 40 x 60 cm. 

Au sol, mieux vaut choisir du grès cérame, plus résistant que la faïence, réservée au mur. Enfin, les mosaïques en émaux de verre se placent dans les zones de douche ou en frise déco.  

Du bois dans la salle de bains ? C'est possible : il existe des gammes de parquets pour salles de bains qui résistent spécialement à l'eau. Le mieux est le bois exotique imputrescible, type teck (le label FSC qui garantit la provenance est obligatoire). Ce bois s'entretient annuellement avec de l'huile. D'autres traitements comme l'oléothermie ou THT permettent de rendre le bois insensible à l'eau.  

Le béton ciré controversé. Très à la mode, le béton ciré n'est toutefois pas recommandé dans les salles d'eau. Il n'est pas à l'abri de fissures et la maîtrise de la couleur est délicate. Il demande un support spécifique au mur et un grand espace au sol. La pose par un spécialiste est indispensable. Une alternative : poser du carrelage imitation béton ou ardoise. 

5. Chauffage : choisissez un sèche-serviettes

L'usage des radiateurs sèche-serviettes s'est généralisé. Ils donnent une touche déco à la salle de bains tout en offrant un confort soyeux aux serviettes. Mais ils sont efficaces à condition de ne pas les surcharger. 

Ces sèche-serviettes sont de 3 types : les radiateurs dits eau chaude, raccordés sur le circuit de chauffage. Les radiateurs sèche-serviettes électriques, faciles d'installation puisqu'ils ne nécessitent aucun raccordement à l'eau. Ils doivent se placer à une certaine distance des zones humides (volumes II ou III). Les radiateurs sèche-serviettes dits mixtes, très efficaces : l'électrique apporte quelques degrés complémentaires au chauffage central et chauffe la pièce aux inter-saisons quand le circuit central est éteint.  

Pour calculer le nombre de watt nécessaire, il suffit de multiplier le volume de la pièce en m3 par 45 (par exemple, pour 9m3, il faut une puissance de 400 watt). 

Soignez aussi la ventilation de la salle de bains, qui est rarement assurée par une fenêtre. Une extraction électrique ou une ventilation mécanique type VMC raccordée vers l'extérieur est indispensable. Le moteur pourra être intégré au faux plafond ou placé sur le mur. La VMC peut aussi être centralisée dans la maison et servir aux autres pièces. Pour éviter de renouveler l'air en permanence, certaines se déclenchent en fonction du taux d'hydrométrie. 

6. La robinetterie : comment économiser sa consommation d'eau 

La salle de bains représente 59 % de l'eau consommée à la maison (20 % pour les toilettes et 39 % pour le bain et la douche). La robinetterie présente des solutions pour réduire sa consommation d'eau.  

Préférez toujours le mitigeur au mélangeur. La commande unique réglant en un seul geste le débit et la température réduit la consommation de 10 à 20 % et jusqu'à 40 % avec les thermostatiques fournissant l'eau à température préréglée. Les robinets électroniquesà détection infrarouge arrivent dans la maison et sont très efficaces en termes d'économie d'eau. Les premiers prix coûtent 130 euros environ. Autre solution, équipez les robinets d'un mousseur économiseur. L'eau réduite est compensée par de l'air. La légèreté du flux est très agréable. Le réducteur de débit s'installe sur le pommeau de douche à la base du flexible et réduit le débit de moitié avec une même pression. 

Le recyclage de l'eau est encore peu développé dans la salle de bains à part dans quelques cabines de douche ou baignoires balnéo. Devant l'impératif écologique, les recherches sont actives et devraient déboucher sur des solutions innovantes. 

7. Respecter les normes de sécurité dans la salle de bains 

La salle de bains est une pièce à risque où eau et électricité se côtoient. Toute installation électrique doit être conforme à la réglementation NF C 15-100. Cette norme repose essentiellement sur 3 critères : Conformité de tous les appareils électriques à la norme NF. Obligation de réaliser une liaison équipotentielle, c'est-à-dire de relier à la terre tous les éléments conducteurs (canalisations, corps des appareils sanitaires métalliques...). Respect des volumes de sécurité. Il y a 4 niveaux de protection à l'intérieur desquels sont autorisés, ou non, les équipements électriques  

Les 4 volumes à connaître pour l'électricité dans la salle de bains, sachant qu'à chaque volume de sécurité correspond un niveau d'éclairage : 

Volume 0 et 1 : les abords immédiats de la douche et de la baignoire, zone dans laquelle tout appareil électrique est interdit. Volume 0 : classe III IP 27 (très basse tension uniquement avec un transformateur en dehors du volume)­Volume 1 : classe III IP 24 (moins de 12 volts) 

Volume 2 : 60 cm autour du point d'eau et au-dessus de 2m 25. Les appareils et interrupteurs de classe II, c'est-à-dire équipés d'une double isolation électrique et d'un transformateur de sécurité, peuvent être posés. Volume 2 : classe II IP 23 (protégé contre les projections d'eau) 

Volume 3 : de 60 cm à 2m40 de la zone d'eau. Les appareils électriques pourvus de prises de terre sont autorisés.Volume 3 : classe II IP 21 (moins de 50 volts) 

8. L'éclairage : avoir bonne mine dès le réveil

Essentiel pour créer l'ambiance de la pièce, l'éclairage ne doit pas être négligé et son implantation bien réfléchie. Le raccorder sur une commande de variateur est un bon moyen pour moduler la lumière en fonction des moments de la journée et des activités. En fait, plusieurs sources de lumières sont possibles pour créer l'ambiance :  

Lustre ou plafonnier. L'éclairage venant du plafond et dirigé vers le bas sous la forme d'un lustre ou d'un plafonnier (de préférence étanche à la buée) offre la lumière générale, sa position en hauteur permettant de bien répartir la lumière dans l'ensemble de la pièce et de faciliter la circulation. Ce type d'éclairage est à conseiller dans le cas de volumes généreux et de grandes hauteurs sous plafond. On peut aussi prévoir un faux plafond dans lequel viendront s'encastrer des mini-spots.  

Appliques murales.L'éclairage indirect par appliques murales sur les côtés, mais cette solution plus décorative doit respecter les volumes protégés. Équipées d'halogènes, les appliques diffuseront une lumière proche de celle du jour. Une solution adaptée aux moyennes surfaces. 

Mini-spots halogènes très basse tension. Autre source de lumière pour créer une ambiance confortable : l'éclairage dirigé par une série de mini-spots halogènes très basse tension (TBT) orientables posés sur des rails (ou encastrés dans un faux plafond) et judicieusement répartis. Ils ont l'avantage de se régler en intensité et offrent donc une lumière qui varie en fonction de l'ambiance désirée. Parfait pour éclairer une salle de bains aveugle et la rendre accueillante. 

Autour du miroir : l'éclairage le plus important. C'est le visage et non le miroir qu'il s'agit d'éclairer. La lumière doit être à la fois flatteuse et franche, sans ombre ni tricherie. Mais gare, l'éclairage de bas en haut crée des ombres disgracieuses sur le visage et l'éclairage de haut en bas accentue les cernes et donne mauvaise mine. 

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